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Petite
Fille
Ta
main, ta petite main glissée dans la mienne sans que je m'y attende
m'a fait battre le coeur. Ta tête, ton joli visage orné de
cheveux bruns posé spontanément sur ma hanche à la
recherche d'une caresse, d'un peu de douceur...Quel est donc ton besoin
? ton chagrin ?
J'espère
que ce n'est pas ce que j'imagine...Mais ce gros bleu sur ta joue et tes
réponses évasives....
Je
veux que ta vie soit rose, je veux que le bleu de la douleur ne rythme
pas ton quotidien.
Tu
n'es pas seule, petite fille, autant que je le pourrai, je vais veiller
sur toi. J'ai déjà commencé. Je suis ton alliée,
ta grande amie. Tu m'as choisie.
En
ce moment tu me manques et je pense à toi. J'espère que tout
va bien, que tu passes de bonnes vacances et que mes craintes sont injustifiées.
J'aimerai tant te retrouver à la rentrée avec un beau sourire
sur ton joli petit minois.
Les
vacances sont terminées et je t'ai retrouvée, petite fille.
Il y avait sur ton joli visage, un grand sourire, tes jolis yeux bruns
étaient illuminés. Tu as immédiatement glissé
ta petite main dans la mienne et en soulevant ta jambe droite, tu m'as
fait remarquer que tu avais de jolies bottes en cuir noires et comme je
te disais qu'elles étaient très jolies, tu as tenu à
me montrer qu'elles étaient doublées de petites fleurs violettes
et roses. Tu semblais sereine et tu m'as dit avoir passé de bonnes
vacances.
Bien
qu'un peu rassurée, je veille sur toi....
Hier
tu n'étais pas là, ta petite main dans la mienne m'a beaucoup
manquée. Mais le pire, c'est que j'ai appris que la veille ton joli
minois portait une fois encore des traces. J'ai peur pour toi. J'espère
que l'on va rapidement s'occuper de toi. Je me suis renseignée...
On s'en occupe. Qu'ils fassent vite...
Je
me sens impuissante et te voir ainsi cette fois encore le visage marqué
et te plaignant de ta jambe, celle que tu avais soulevé pour me
montrer tes jolies bottes. Que font-ils tous ces gens chargés de
te protéger. Jeudi, tu étais malade et c'est la première
fois que je te vois refuser de manger. Toi qui dévore habituellement
tout ce qu'il y a sur ton plateau, c'est surprenant, inquiétant.
J'aimerais tant t'apporter tout ce qui te manque...
Mardi
9 décembre : Tu n'es plus là... J'ai mal, ils t'ont retirée
de l'école pour te mettre dans une autre école. Je ne vais
plus pouvoir veiller sur toi. Tu me manques déjà. Je n'ai
pas eu le temps de t'offrir le bébé ours que j'avais gardé
pour toi, pour Noël.
Je
mène mon enquête afin de savoir où tu te trouves car
je me suis fais la promesse de veiller sur toi et je veux la tenir. J'aimerais
tant t'ouvrir ma porte, te recueillir. Courage, Petite Fille. Nous allons
nous revoir...
Noël
est passé et j'ai pensé à toi. Le bébé
ours est là près de moi, tu me manques petite fille. J'espère
que tu ne souffres pas et que le Père Noël a pensé à
toi lui aussi.
Juin 2009 : Les dernières nouvelles qui m'arrivent ne sont pas bonnes. Tu n'es plus seule à souffrir maintenant, ton petit frère lui aussi a droit aux méchancetés des personnes qui devraient justement vous protéger. Je garde un espoir, tu vas être placée dans une famille. J'espère que tu pourras rester avec ton petit frère et que vous découvrirez enfin que les mains peuvent aussi apporter beaucoup de douceur. Je pense à toi très souvent, ma petite fille. Malheureusement il n'est pas facile de te suivre régulièrement, obtenir de tes nouvelles relève d'une véritable enquête mais je suis tenace. J'espère qu'un jour, nous allons nous revoir...ta petite main dans la mienne me manque depuis 6 mois. |