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Le vent soufflait dans les branches dorées Faisant tomber quelques feuilles détachées Puis elles venaient doucement se poser Sur l'asphalte noire trempée de l'ondée Un rayon de soleil passait timidement Chauffant les feuilles rousses avant leur agonie Car bientôt elles devront aller tourbillonnant Rejoindre leurs compagnes pour former un tapis A la fin de l'été, toutes les feuilles pleurent Car elles savent que l'automne leur apporte la mort Sur les branches énormes, elles attendent l'heure Ou un souffle de vent soulèvera leur coeur. (Annie Lefebvre 1970) |
Une étendue bleue, une étendue jaune, des yeux d'enfants émerveillés La mer, le sable, un doux bambin qui regarde la blanche écume des vagues L'air ébahi, les yeux écarquillés, mains tendues vers l'immensité Il admire, il scrute, il avance, il court dans la heute et berçante vague L'enfant sourit, crie, applaudit, faiblit, se raidit, s'enfuit Il est enthousiasmé, étonné, émotionné et bien amusé De trouver tant d'eau tiède salée. Il s'étonne de se voir par l'eau, bercé Dans son coeur enfantin, c'est sa première amie (Annie Lefebvre 1968)
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