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Sur un trottoir près d'une grille Quand vient le soir, seul dans la nuit Je vois pleurer un enfant Car il n'a plus de maman Le teint palot et les yeux clairs Il cherche sa petite mère Cet enfant ne comprend pas Que jamais il ne la reverra Elle était belle et très douce Et chaque soir en suçant son pouce Il s'endormait entre ses bras Aujourd'hui il pleure devant moi... Petits lutins aux yeux rieurs Petits gamins dans le bonheur Pensez aux à ces jeunes enfants Qui s'endorment sans leur maman Ecoutez votre petite mère Ne lui faites pas de misère Embrassez là, calinez là Un triste jour, elle partira (Annie Lefebvre 1968)
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Je revois encore cet enfant Qui fut diffusé sur l'écran Parmi les gens de son pays Des vieux, des grands et des petits Ce gosse respirait la misère Il venait de perdre sa mère Que le vent avait emporté Dans un monde sans éternité Dans les yeux du pauvre bambin Qui réclamait qui avait faim J'ai compris que dans le lointain Il y avait des jours sans fin. Comment faire pour y remédier Que pouvons nous leur envoyer De l'argent, de la nourriture Nos coeurs désolés, notre âme pure Pauvre petit au yeux si doux Je t'ai soudain vu à genou Pleurer sur le corps de ta mère Sombrer dans la grande misère. Ton pays n'est que sècheresse Les habitants ne sont que tristesse Et ton coeur n'est qu'une pauvre proie Qui n'a jamais connu la joie Et si vous tous qui me lisez Mettiez toute votre volonté Pour faire revivre tous ces enfants Qui n'ont besoin qu'un peu d'argent.... (Annie Lefebvre 1969) |