| C'est quand même bizarre.....
J'aimerai bien savoir si y a vraiment qu'à moi
que ça arrive ces choses là.
Vous rencontrez quelqu'un, vous sympathisez, vous
sentez que le courant passe. Vous vous dites, tiens j'en ferais bien une
amie.
Vous revoyez cette personne qui se pâme littéralement
devant vous et vous dit : "Ah que je suis contente de te revoir, il va
falloir que nous gardions le contact. Dans un premier temps échangeons
nos téléphones. Tu m'appelles quand tu veux, je suis libre
tous les après midis." Deux semaines se passent. Tiens si j'appelais.
C'est décidé j'appelle, trois heures
de l'après midi, ni trop tôt après le repas, encore
loin de l'heure de sortie de l'école.
"Bonjour ça va. Tu vois chose promise..."
"Ah oui c'est toi, bonjour. Ah justement tu tombes
mal, je m'apprêtais à partir faire les courses avant de reprendre
mes enfants à l'école. J'ai bien deux petites minutes quand
même, hein"
"Non, c'est pas grave, je ne veux pas te retarder,
on se parlera un autre jour"
"Bon d'accord, passe donc boire un café un
de ces jours, nous aurons plus de temps"
Deux semaines se passent, chez moi le téléphone
sonne :
"Bonjour, je suis vraiment contente de t'avoir. Je
suis très ennuyée, nous devons sortir ce soir et ma belle
mère est malade. Elle devait garder les enfants. ça m'ennuie
de te demander ça mais tu pourrais pas me dépanner."
(Bonne Poire) "Oui si tu veux y a pas de problème,
je viens à quelle heure ? "
"Tu peux pas les prendre plutôt chez toi, ça
m'arrangerait bien"
"Pas de problème"
Les enfants sont charmants, autant que la maman. Ils
envahissent l'appartement, habitués apparemment à vagabonder
à droite et à gauche. ça se passe bien. 11 heures
du matin le lendemain. Bon elle exagère peut-être un peu la
belle. Je vais lui ramener sa progéniture sinon c'est moi qui serait
obligée de renoncer à ma sortie. Nous sonnons à la
porte. Au bout de quelques longues minutes, elle s'ouvre montrant une femme
échevelée, le visage encore tout endormi.
"Ah déjà, j'ai pas eu beaucoup de temps
pour dormir. Ben merci. Tu passes quand tu veux."
"Oui, oui."
Trois jours après justement, je veux. Je ne
téléphone pas, j'y vais.
Je sonne. A sa mine boudeuse, je comprends qu'elle
ne m' attendait pas. Je tranche
"Ne t'inquiète pas je n'en ai pas pour longtemps
et tu n'es pas obligée de me faire entrer. Je venais prendre le
café que tu m'as promis plusieurs fois mais je crois que nous n'aurons
jamais l'occasion de le prendre, ce café. Tu cherches une amitié
à sens unique, et vois tu ça ne m'intéresse pas. Alors
à l'avenir évite de prendre cet air réjoui quand tu
me rencontreras, car ça ne prendra plus.
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